Ateliers méditation philo pour les scolaires issus de la formation


SEVE SAVOIR ÊTRE ET VIVRE ENSEMBLE

Aidons les enfants et les adolescents à grandir en discernement et en humanité !

Pensées pour une nouvelle Education

Deux idées majeures doivent être enseignées aux enfants de tous les pays.
Ce sont : la valeur de l'individu et le fait de l'humanité une.

L'un de nos objectifs immédiats de l'éducation doit être d'éliminer l'esprit de compétition et d'y substituer la coopération consciente.

Soyons vigilants : "Le mal fait aux enfants, au cours des années où ils sont malléables, est souvent irrémédiable et cause beaucoup de souffrances plus tard dans la vie.
Que peut-on faire ? Quel devrait-être l’effort des parents et des éducateurs ?

Tout d’abord et par-dessus tout, il faudrait faire l’effort d’assurer une atmosphère où certaines qualités peuvent apparaître et s’épanouir.

 1. Une atmosphère d'amour, d'où la peur est bannie, où l'enfant comprend qu'il n'a pas lieu d'être timide ou sur ses gardes, où il est traité courtoisement par les autres, et où l'on attend de lui, en retour, des manières également courtoises. L'amour suscite toujours le meilleur chez l'enfant et chez l'homme.

 2. Une atmosphère de patience où l'enfant peut se mettre à chercher, normalement et naturellement, la lumière de la connaissance ; où il est sûr de trouver toujours une réponse rapide et sérieuse à ses questions, et où n'existe jamais l'impression de hâte. La plupart du temps, la nature de l'enfant est faussée par la bousculade et la précipitation que manifestent ceux avec qui il vit. On n'a pas le temps de l'instruire et de répondre à ses petites questions très nécessaires ; le facteur temps devient donc une menace pesant sur son juste développement, et conduit finalement à une vie de faux-fuyants et de fausses perspectives. Son échelle des valeurs est déformée par l'observation de ceux avec qui il vit ; beaucoup de ce qu'il voit est porté à son attention par l'impatience qu'on lui manifeste. Cette impatience de la part de ceux dont il dépend de manière si émouvante sème les graines de l'irritation ; beaucoup de vies sont gâchées par l'irritation.

3. Une atmosphère d'activité ordonnée où l'enfant peut apprendre les premiers rudiments de la responsabilité. Les enfants qui viennent en incarnation actuellement et qui peuvent bénéficier du nouveau type d'éducation sont nécessairement au bord de la conscience de l'âme. L'une des premières indications de ce contact de l'âme est le sens de la responsabilité qui se développe rapidement. Il faut garder cela soigneusement à l'esprit, car le fait de se charger de petits devoirs et de partager les responsabilités (ce qui se rapporte toujours à quelque forme de relation de groupe) est un facteur puissant dans la détermination du caractère de l'enfant et de sa future vocation.


4. Une atmosphère de compréhension où l'enfant est toujours sûr que les raisons de ses actions seront reconnues, et que les adultes qui vivent avec lui comprendront toujours le motif de ses impulsions, même s'ils n'approuvent pas ce qu'il a fait, ou ses activités. Beaucoup des choses que fait l'enfant moyen ne sont ni méchantes, ni perverses, ni mauvaises en soi. Il y est fréquemment poussé par un esprit curieux frustré, par le désir de se venger de quelque injustice, due à ce que l'adulte n'a pas compris ses motifs, par une inaptitude à employer le temps correctement, car la volonté de direction, à cet âge, est souvent en repos complet, et ne devient active que lorsque le mental commence à fonctionner. Il est poussé aussi par un désir d'attirer l'attention, désir nécessaire au développement de la conscience de soi, mais qui demande à être compris et très soigneusement guidé.


C'est l'ancienne génération qui entretient dès le début, chez l'enfant, un sens de culpabilité, de mauvaise action, complètement inutile. On insiste tellement sur les petites choses mesquines, qui ne sont pas vraiment mal, mais agaçantes pour les parents ou l'enseignant, que le vrai sens du mal (à savoir, reconnaître que de bonnes relations n'ont pas été maintenues avec le groupe) se trouve masqué et non reconnu pour ce qu'il est.

 

L'enfant ne devient antisocial que lorsqu'il n'a pas rencontré de compréhension et donc ne comprend pas, ou lorsque les circonstances exigent trop de lui.

Le sens du temps