La Méditation

18-09-16

LA MEDITATION

En premier lieu arrive la question : pourquoi méditer ?

En second lieu, se pose une autre question : qu’est ce que la méditation ?

 

L’image qu’a un occidental de la méditation se résume à une personne assise en position dite du lotus, les yeux fermés, la colonne droite et le regard fermé, tourné vers l’horizon.

 

Cultivant le calme intérieur, le repos physique, à la recherche d’un point d’extase et d’illumination, venant couronné une pratique longue et régulière.

 

Voilà une description de la vision mystique de la méditation : un être isolé du monde formel, reculé dans les montagnes hostiles.

 

Pourtant, aujourd’hui, se pratique une méditation plus adaptée au monde occidental et à son mode de vie. Elle allie au mysticisme une bonne dose de psychologie : « connais-toi toi même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux ». Tel est le nouvel adage du méditant moderne pratiquant la science de l’occultisme.

 

Afin de décrire cette méthode d’approche méditative, il nous faut bien distinguer que la vie se décline sous deux aspects de réalité : l’une tangible, la forme, l’autre impalpable, la conscience.

 

La forme, aspect matériel, est la vie qui permet à la conscience d’avoir un espace de vie physique pour pouvoir s’incarner, se manifester, et ainsi évoluer.

 

Cette matière, vivante, est parfaitement décrite par la science dans sa constitution et son fonctionnement.

 

La conscience, quant à elle, est une autre vie qui habite cette matière. Elle a une but d’évolution, et à chaque étape d’élévation, elle transforme la matière.

 

Chaque être humain peut se sentir vivre au travers de l’une de ces deux vies, ou bien les deux combinées. A l’image d’un cavalier sur son cheval, qui dans un premier temps, est sous l’emprise de cette force animale qu’il parvient de temps à autre à manipuler efficacement, et dans un second temps, après une pratique régulière et de long entraînement, maîtrise sa monture et la dirige avec grâce.

 

Prendre le temps, chaque jour, de vérifier, d’analyser, qui nous gouverne dans nos actions : cette vie matière, d’instinct animal, où le corps émotionnel domine et régit notre réactivité face aux évènements ; ou bien cette vie conscience qui manifeste un certain recul, une part de décentrage permettant de relativiser et de choisir mentalement le point d’évolution de conscience à servir.

 

Ici se joue un point important : le rôle du mental. Il faut bien reconnaître que l’outil à développer pour l’humain aujourd’hui, est le mental. Mais il faut bien distinguer où celui-ci prend place : dans le moi-je, servant ainsi notre part égoïste, où toute notre intelligence se met au service du particulier. Ou bien le mental régit dans cette conscience globale, ou l’intelligence est mise au service du groupe, de l’ensemble, et l’intérêt du particulier est mis de côté.

 

Cette étape d’être en capacité de discerner où nous mettons notre énergie en circulation est d’une grande importance aujourd’hui. Mais elle demande qu'on lui donne du temps pour la voir, la distinguer clairement.

 

Etre capable de réaliser où se situe notre champ de service, et être en mesure par la suite de le réorienter vers le groupe en chaque instant.

 

Tel est l’objectif du travail de méditation dite mentale. Amener le mental dans la lumière, afin de servir l’ensemble plutôt que le particulier. Avoir été touché au coeur est une première chose, pouvoir se mettre en œuvre dans son quotidien depuis ce point de réalité éprouvé en est une autre.

Le sens du temps