20-11-2017

Le ramdam du drame

Nul ne peut nier les drames qui se jouent sur Terre. Chacun est à même de reconnaître dans sa vie quotidienne, les drames mineurs et parfois majeurs qu’il rencontre.
Qu’il soit local ou global le drame se joue de partout, sur des notes et des amplitudes multiples.

Qu’est-ce qu’un drame, sinon la connaissance d’un meilleur qui ne colle pas à la réalité de l’instant,  qui nous projette d’une façon frontale et parfois brutale, avec l’injustice, l’horreur, la laideur, l’impuissance ou la désespérance.

Le drame taille en soi une plaie béante, qui ouvre le chemin à parcourir entre nos aspirations et la réalité telle qu’elle apparaît dans l’instant.


Il nous insuffle, ou nous impose de sortir d’un chaos dont nous étions porteurs, avant son arrivée, dont nous n’avions pas pris la mesure.


Qu’il soit personnel ou collectif, il s’adresse à ce qui en soi est en mesure d’y être sensible, afin de toucher le fond, permettant ainsi de s’élancer au-dessus de la zone de somnolence dans laquelle nous nous étions confortablement installés.


Avant que l’on s’endorme sur nos lauriers, le drame surgit et lève le voile sur nos attachements et nos souffrances enfouies. Tel un éclair qui fend l’air de notre brouillard, il nous ramène à la réalité d’une croissance dont il est l’heure.

Croissance de bonheur, d’amour, de fraternité, de reconnaissance, d’inclusivité, croissance d’implication dans notre vie quotidienne afin d’œuvrer en conscience, en pensée, en parole et en action pour de plus justes relations terriennes.

Nul ne peut échapper à notre destinée commune, celle d’exister pour l’ensemble.

Dès lors qu’un drame nous touche, dès lors que notre émotionnel est mis en branle par une situation insupportable, explorons et dévoilons ce qui en soi est engagé depuis de nombreuses années et osons y’être de nouveau confronté, afin de développer notre créativité d’Être.

Le drame n’est ni à encenser, ni à nier, mais à reconnaître pour ce qu’il est : un fol espoir pour le bien commun, dès lors que l’on cesse de s’y complaire.

Dès l’instant où nous vivons en phase avec le réel, la situation demeure, mais le regard se porte ailleurs.
Percevons en chaque drame, qu’il soit grand ou petit, le bien, le beau le vrai qui cherchent à s’exprimer afin de vivre en phase avec la croissance de conscience dont il s’agit.

Tissons des ponts de solidarité, entre nos drames personnels et collectifs, afin d’œuvrer localement, ensemble, pour un bien global.

Reconnaissons et remercions, ceux qui des drames de leur vie, en ont font des joyaux qui brillent à jamais sur le réseau de la fraternité.

Extirpons de nos drames la beauté dont il est l’heure, développons notre art créateur !

Le sens du temps