Pouvoir de créer

Pouvoir de créer

Tout ce que nous construisons dans le monde à partir des moyens du monde est amené à disparaître.
Quels que soient l’agencement, l’organisation, la créativité, que nous les trouvions belles ou pas, porteuses de bonnes intentions ou pas, tout ce que nous construisons n’aura qu’une présence temporaire, dont la seule raison d’être est l’occupation du petit moi s’inventant un prétexte à son existence.
Tant que nous « croyons » à notre immortalité, ou que nous sommes identifiés à la part mortelle en nous, tout ce que nous créons appartient au monde de l’irréel. 
Les formes (pensées, émotionnelles, physiques) créées à partir de nos désirs sont dépourvues du Sacré. 
Nous pouvons parfois avoir l’impression, que notre vie se déroule comme prévu, que le quotidien apparaît tel que nous l’avons pensé. 
En ce sens il suffirait afin d’évoluer de penser à de nouveaux désirs et d’attendre leur manifestation. Penser se résumerait à voir se dérouler les événements tel que nous les avions « prévus » pour nous ou pour les autres.
Cependant en simultané, au cœur de notre activité créatrice basée sur nos désirs, en Silence la Conscience Crée. 
Plus nous méditons en nous offrant en ce qui Pense la présence de l'ensemble, plus nous devenons ce que nous sommes en tant qu’Être, et réalisons le pouvoir créateur du Penseur.
Quelle que soit notre illusion vérifiée de créer notre quotidien selon nos pensées personnelles, de l’expansion de conscience nous méconnaissons les effets et conséquences, avant d'y être engagé.
L’Eternel est sacré par la Vie. 
Du microcosme au macrocosme il n’existe que des buts d’épanouissement de conscience, qui diffèrent selon le point de conscience atteint au sein de chaque entité.
En nous identifiant à l’Être immortel, c’est en tant que conscience que nous devenons créateur, en reconnaissant le but de conscience accompli, identifiant le prochain, et servant ce but par vision claire, discipline, transfert et transformation jusqu’à sa pleine expression. 
Notre pouvoir créateur devient celui d’imprégner d’éternité, nos aspects mortels : ce qui en nous passe, bouge, fluctue. 
Plus nous nous appliquons à impressionner rythmiquement au sein de ces fluctuations un état de sérénité demeurant inclusif tout en s’expansant, plus nous rendons sacré ce qui ne l’était pas. 
En servant le but de conscience qui nous incombe, nous remplissons notre devoir d’Humanité : servir l’ensemble par le pouvoir de se transformer au nom du Bien commun.
Toutes les vies sont d’essentiel, et chacune d’entre elle, quel que soit son point d’extériorisation, est à sa juste place dans l’écosystème servant consciemment ou inconsciemment l’élévation globale.

Le sens du temps